Stand à la Tambouille des 27 et 28/09/14

Nous y étions ! Bien sûr que nous étions au Festival de la Tambouille. Nous avons mis à disposition un bac aux Bouillons pour semer, planter, récolter qui a permis de rencontrer du beau monde intéressé à plusieurs titres : certains se sont proposés pour donner des plants, d’autres souhaitent s’occuper d’un bac devant chez eux, d’autres encore pour échanger sur ce que les IC évoquaient pour eux… que du positif !

Ils parlent de nous !

Voici d’autres articles qui parlent des incroyables comestibles dans l’agglomération rouennaise !

Publi-hebdo

France 3 Normandie (film de 52 min entier) : l’extrait des IC bientôt en ligne !

Mon pouvoir d’achat

Nous sommes aussi passés sur les radios HDR, RC2 et RCF !

Paris-Normandie le 26/08/14

Des jardins citoyens sur les espaces publics à Rouen
Publié le 26/08/2014 á 22H48
Partager
Réagir

Consommation. Des légumes dans la rue ? Inspiré d’un concept britannique, l’association Incroyables comestibles relève le défi.

image_content_general_17522208_20140826211657
Framboise Juin s’occupe du bac pose sur l’Île Lacroix à Rouen
par l’association Incroyables comestibles, une idée contre la crise

En allant prendre son bus, chaque matin, Framboise Juin jette un rapide coup d’œil à son bac. De la ciboulette, du thym, de la menthe, de la marjolaine, un peu de basilic, un pied de betterave, un framboisier sumo, de la salade et un pied de tomate cerise poussent là. Là, en plein milieu de la rue, sur l’Île Lacroix, à Rouen. Il y a quelques semaines, l’association Incroyables comestibles a installé ce bac sur le trottoir. N’importe qui peut piocher dedans. « C’est le principe des jardins citoyens, détaille Framboise Juin avec entrain. On investit des endroits publics et on partage avec des gens que l’on ne connaît pas. »

Prendre le temps

Le dispositif est, selon différentes sources, né en Grande-Bretagne, à Todmorden, en 2008. Une ville tranquille mais totalement sinistrée par la crise économique et le chômage. « Les gens ont commencé à planter dans les lieux publics pour essayer d’atteindre l’auto-suffisance alimentaire », résume Framboise Juin. Le mouvement, à grand renfort d’huile de coude et d’entraide, a fait tache d’huile. Le Canada s’en est emparé, plusieurs institutions comme l’Assemblée nationale du Québec ayant mis leurs jardins à disposition.

En France, le mouvement se développe peu à peu. Dans l’Eure, Incroyables comestibles a pris racine à Verneuil-sur-Avre, Louviers, Thuit-Signol et à Évreux. En Seine-Maritime, les réseaux sociaux ont salué l’arrivée de plantations citoyennes au Havre. À Rouen, peu à peu, les cultivateurs urbains sèment : Île Lacroix, donc, mais aussi à Darnétal, près de Rouen, et, prochainement, en plein centre-ville. Et tant pis si les premiers récoltants ne sont très respectueux : « Là, des salades ont été prises, mais elles n’étaient pas à maturité. Le framboisier, il a été arraché, avec les racines… On va dire que c’est parce que les gens ne savaient pas », sourit Framboise Juin, qui, en sa qualité de membre de l’association, s’occupe du petit bac et prend plaisir à répondre aux questions des passants intrigués : « Cela crée aussi du lien. Il y a une volonté pédagogique dans ce projet. »

Des pancartes dévoilent à quoi correspondent les plants, comment les entretenir simplement et quand les cueillir. Sans se presser, en prenant le temps de regarder les graines pousser… « Nous savons que nous n’arriverons pas à l’auto-suffisance alimentaire mais nous pouvons aider les gens à prendre conscience de ce que nous produisons et de ce que nous gâchons… » Et c’est aussi, pour l’association, une manière de réintroduire du vert au milieu du tout béton.

Anthony Quindroit